Journée coopération hospitalière internationale
29-06-2021

Genre et santé : comment intégrer l’approche genre dans les projets de coopération ?

L’édition 2021 de la journée consacrée à la coopération hospitalière mettra l’accent sur une meilleure compréhension du contexte international en santé et de ses enjeux, une sensibilisation à la question « genre et santé » et le partage d’expériences entre acteurs de la coopération en santé (partenaires hospitaliers et autres acteurs).

PROGRAMME

 

9h à 9h15 : Mots d’introduction 

  • Katia JULIENNE, Directrice générale de l’offre de soins, Ministère des Solidarités et de la Santé
  • Philippe LAGIER, Directeur par interim de la Division Santé et Protection sociale, Agence française du développement (AFD)
  • Zaynab RIET, Déléguée générale, Fédération hospitalière de France (FHF)

 

9h30 - 12h : Temps en plénière

9h30 - 10h15 Contexte sanitaire international et priorités françaises

  • Présentation des enjeux prioritaires de santé publique au niveau mondial et de la place du partenariat hospitalier comme mode d’intervention
    • Katthyana APARICIO REYES, Chargée de programme, Département des services de santé intégrés, Organisation Mondiale de la Santé (OMS)

 

  • Présentation de la réflexion en vue d’une nouvelle stratégie de la France en santé mondiale et des priorités et axes d’action à l’issue d’une année de pandémie de la Covid-19 et valorisation de la coopération hospitalière
    • Stéphanie SEYDOUX, Ambassadrice en santé mondiale, Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE)

 

  • Principales interventions en santé financées par l’Agence française de développement, rapprochement
    avec Expertise France et place du partenariat hospitalier dans la coopération en santé
    • Philippe LAGIER, Directeur par interim de la Division Santé et Protection sociale, Agence française de développement (AFD)
    • Antoine PEIGNEY, Directeur du Département Santé, Expertise France
  • Session de questions/réponses - 10 minutes

 

 PAUSE 

 

10h25 - 12h05 Interventions sur le thème « Genre et Santé » 

Mots d’introduction

Présentation du contexte, des enjeux et d’outils sur le thème « Genre et Santé »

  • Prendre en compte le sexe et le genre pour mieux soigner
    • Catherine VIDAL, Membre du Comité d’éthique de l’Inserm, experte au Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes
  • L’approche genre de l’AFD, « agence féministe » : présentation de la déclinaison opérationnelle de cette approche dans le secteur de la santé
    • Anne ISAMBERT, Référente genre, Division Santé et Protection sociale,AFD
  • Session de questions/réponses - 10 min

 

Présentation de deux projets portant sur le thème « Genre et Santé »

  • Santé des femmes, santé sexuelle, lutte contre les inégalités structurelles : une démarche globale indissociable
    • Sandrine HECKMANN, Coordinatrice, Planning Familial Nouvelle Aquitaine

 

  • Parcours santé sexuelle: de l’exil à l’élan
    • Dre Claire TANTET, Médecin infectiologue
    • Anaïs ANTHONIOZ, Coordinatrice projet, APHP Hôpital Avicenne
  • Session de questions/réponses - 10 minutes

 

13h30 - 17h10  Ateliers thématiques aux choix (voir focus ci-dessous)

 

17h15 à 17h30 -  Conclusion de la journée et clôture

  • Antoine SAINT-DENIS, Délégué aux affaires européennes et internationales (DAEI) - Ministère des solidarités et de la santé

13h30 - 14h40 Atelier 1 et Atelier 2

Atelier 1 : Prévention et contrôle des infections en milieu de soins : éléments essentiels du renforcement des systèmes de santé

Le surgissement d’une pandémie telle que celle du SARS-CoV-2 rappelle à quel point l’application et le respect des procédures de prévention et contrôle des infections (PCI) sont primordiaux afin de contenir et prévenir la transmission des infections en milieu de soins et ainsi favoriser le maintien des services essentiels et garder les patients et les professionnels soignants en bonne santé et en sécurité.

Cet atelier permettra de présenter différentes expériences de pratiques de PCI et d’activités de renforcement de capacités techniques en milieu hospitalier non seulement dans un contexte de Covid-19 mais également auprès de populations cibles telles que les enfants souffrant d’infections respiratoires aigües, l’une des principales causes de mortalité infantile en Afrique Sub-Saharienne.

 

Interventions :

  • Retour d’expérience sur la prise en charge COVID aux cliniques universitaires de Kinshasa en République Démocratique du Congo,
    • Antoine MAILLARD, Référent qualités des soins, ONG ALIMA (Paris, France)
  • Formation des équipes de réanimation par la simulation : un projet de coopération avec le Tchad,
    • Stéphane GAUDRY, Professeur de médecine intensive réanimation, APHP Hôpital Avicenne (Bobigny, France)
  • Projet BRAMAGO : Ventilation Non Invasive Bi sites APHP Hôpital Raymond-Poincaré Garches (France) – CHU Cocody (Côte d’Ivoire),
    • Jean BERGOUNIOUX, Pédiatre, APHP Hôpital Raymond-Pointcaré (Garches, France)
    • Amorissani Madeleine FOLQUET Pédiatre, Centre hospitalier universitaire de Cocody
      (Abidjan, Côte d’Ivoire)

 

  • Session de questions/réponses - 10 minutes

 

Atelier 2 : Diagnostic et prise en charge des cancers dans les pays en développement

L’OMS estime que si les tendances actuelles se poursuivent, le monde connaîtra une augmentation de 60 % des cas de cancer au cours des deux prochaines décennies. Les inégalités dans la lutte contre le cancer sont criantes : les pays à revenu faible ou intermédiaire enregistrent actuellement les plus faibles taux de survie et le nombre de nouveaux cas y augmentera le plus fortement (+81 % selon les estimations de l’OMS). Cette situation s’explique en grande partie par des services de santé non équipés pour prévenir, diagnostiquer et traiter les cancers. En 2019, plus de 90 % des pays à revenu élevé ont indiqué que leur système de santé publique disposait de services complets de traitement du cancer, contre moins de 15 % pour les pays à faible revenu.

La formation des médecins et infirmiers.es, le soutien aux équipes de soignant(e)s pour se structurer et disposer des moyens nécessaires, l’échange entre pair(e)s sur les recommandations thérapeutiques et l’évaluation des traitements autour de cas concrets sont autant d’outils mobilisés par les projets de coopération en santé pour lutter contre ces inégalités et améliorer la qualité des prises en charge.

Interventions :

  • Jumelages entre les équipes d’Oncologie Pédiatrique du CHU de Treichville (Abidjan, Côte d’Ivoire) et de l’APHM (Marseille, France): où en est-on 4 ans plus tard ?
    • Carole COZE, Oncopédiatre,
    • Nadine ROBERT, Infirmière,
    • Bertrand POURROY, Pharmacien, Hôpitaux universitaires de Marseille (France)
    • Line COUITCHERE, Oncopédiatre, Centre hospitalier universitaire de Treichville (Côte d’Ivoire)
  • Diagnostic et prise en charge des cancers du col de l’utérus au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire,
    • Najat LAHMIDI, Référente Droits, Santé Sexuelle et Reproductive (DSSR), Médecins
      du Monde (Paris, France)
  • Genre et cancer : 4 ans pour changer la vie des femmes malades en Tanzanie. Une action de la France et de l’Institut Curie.
    • Pierre ANHOURY, Directeur des relations internationales de l’Institut Curie, membre du réseau Unicancer (Paris, France)

 

  • Session de questions/réponses - 10 minutes

14h45 - 15h55 Atelier 3 et Atelier 4

Atelier 3Droits et santé sexuelle et reproductive : quel rôle de l’approche du partenariat hospitalier pour améliorer l’accès à ces services ?

Aujourd’hui, de fortes inégalités de genre subsistent dans l’accès aux services de santé dans le monde et plus particulièrement dans l’accès aux Droits et santé sexuelle et reproductive pour les femmes. Bien que le taux de mortalité maternelle mondial ait diminué de 37% depuis 2000, il persiste de fortes disparités géographiques avec un taux de mortalité maternelle 14 fois plus élevé dans les pays en développement que dans les pays développés. Le VIH est également la principale cause de décès chez les femmes en âge de procréer dans le monde.

Cet atelier portera l’accent sur l’approche du partenariat hospitalier dans le renforcement de capacités pour améliorer l’accès et la qualité des services de santé de la reproduction, maternelle, néonatale et infantile et des services de prise en charge du VIH.

 

Interventions :

  • Le compagnonnage hospitalier au cœur du dispositif de renforcement des compétences du PASST2 au Tchad,
    • Morgane CARIOU, Chargée de projet, Expertise France (Paris, France)
    • Mohamed Alassane TOURÉ
      Chef des Projets Santé, Expertise France (N’Djaména, Tchad)
  • Projet d’amélioration de la prise en charge des pathologies courantes chez la femme enceinte et le nouveau-né,
    • Marilyne THEUWS, Sage-femme, Centre hospitalier de Moulins-Yzeure (France)
    • Sahissa Angenor GBALLOU, Directeur, Hôpital Général de Grand-Bassam (Côte d’Ivoire)
    • Mondah Larochelle KODJO, Sage-femme, Hôpital général de Grand-Bassam (Côte d’Ivoire)
  • Partage du statut chez les personnes vivant avec le VIH,
    • Christine KATLAMA, Professeure en maladies infectieuses, parasitaires et tropicales,
      APHP Hôpital La Pitié Salpêtrière (France)
    • Bintou Keita DEMBELE, Médecin, Centre de soins, d’animation et de conseils - CESAC (Bamako, Mali)
  • Session de questions/réponses 10 minutes

 

Atelier 4 : Coopération en santé mentale : partage d’expériences sur les pratiques cliniques dans des réalités différentes

 « Il n’y a pas de santé sans santé mentale ». L’Organisation mondiale de la santé définit la santé mentale en tant que « état de bien être dans lequel l'individu réalise ses propres capacités, peut faire face aux tensions ordinaires de la vie, et est capable de contribuer à sa communauté ». La santé mentale fait partie intégrante de la santé et du bienêtre et joue un rôle essentiel dans l’atteinte de l’objectif de la santé pour tous. Elle englobe comme activités la promotion du bien-être, la prévention des troubles mentaux, le traitement et la réadaptation des personnes atteintes de ces troubles.

Malgré son importance, d’énormes besoins en matière de santé mentale et de soutien psycho-social ne sont pas couverts dans le monde. En 2011, entre 76 et 85% des personnes atteintes de troubles mentaux graves ne reçoivent aucun traitement dans les pays à revenu faible ou intermédiaire et entre 30 et 50% dans les pays à haut revenu. Or, ces besoins se sont aggravés depuis plus d’un an avec la pandémie de SARS-CoV-2 et les mesures restrictives qu’elle a impliquées : selon une enquête de l’OMS, réalisée de juin à août 2020, la pandémie a entrainé des perturbations et une interruption des services de santé mentale essentiels dans 93% des pays enquêtés alors que la demande de soins augmente avec la pandémie.

Cet atelier présentera des interventions en santé mentale et soutien psycho-social auprès de populations migrantes et urbaines en Mauritanie et des actions de renforcement de capacités en psychiatrie à travers l’expérience de deux partenariats hospitaliers au Burkina Faso.

 

Interventions :

  • Soulager les souffrances mentales en Mauritanie : un enjeu majeur pour les populations migrantes et résidentes de Nouadhibou,
    • Cecilie ALESSANDRI, Responsable du pôle Santé Mentale et Psychosocial/Protection, Genre et Inclusion, Délégation de la Croix-Rouge française (Paris, France)
    • Laura CARRILLO, Responsable de Santé Mentale et Soutien Psychosocial, Délégation
      de la Croix-Rouge française (Nouakchott, Mauritanie)
  • 25 ans de coopération inter hospitalière en psychiatrie entre l’EPS de Ville Evrard (Neuilly-sur- Marne, France) et le CHU Yalgado Ouedraogo (Ouagadougou, Burkina Faso),
    • Arouna OUEDRAOGO, Professeur en psychiatrie, Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouedraogo (Ouagadougou, Burkina Faso)
    • Bertrand WELNIARZ, Pédopsychiatre, Etablissement public de santé mentale Ville Evrard (Neuilly-sur-Marne, France)
  • CHU Souro Sanou – CH Saint Jean de Dieu : 27 ans de coopération en santé mentale et présentation de l’expérience des ateliers interhospitaliers en psychiatrie,
    • Moussa KERE, Médecin
    • et Sie Benoit DA, Médecin, Centre hospitalier
      universitaire Souro Sanou (Bobo-Dioulasso, Burkina Faso)
    • Monique SIMOND, Centre hospitalier Saint Jean de Dieu (Lyon, France)
  • Session de questions/réponses - 10 minutes

 

16h00 - 17h10 Atelier 5 et Atelier 6

Atelier 5 : Prévention et prise en charge du diabète au Mali et aux Comores : exemple de collaboration entre l’ONG Santé Diabète et deux hôpitaux français

Selon la Fédération Internationale du Diabète (FID), en 2045, le diabète touchera 700 millions de personnes dans le monde, dont plus de 47 millions en Afrique Sub-Saharienne, devenant ainsi l’une des principales causes d’invalidité et de décès dans le monde. En plus de l’explosion du nombre de patients sur le continent africain, la maladie est déjà responsable de près de 9% des décès, avec de nombreuses complications invalidantes : maladies cardio-vasculaires, insuffisances rénales, coma diabétique. La maladie est la première cause de cécité et compte pour plus de 50% des amputations non traumatiques.

Cet atelier présentera l’expérience de coopération entre l’ONG Santé Diabète et deux hôpitaux français pour renforcer la prévention, le diagnostic et la prise en charge du diabète simple et compliqué au Mali et dans les Comores ainsi que le témoignage d’un professionnel soignant et d’un membre d’une association de patients.

 

Interventions :

  • Enjeux autour de la prévention et de la prise en charge du diabète au Mali et aux Comores et rôle de l’ONG Santé Diabète,
    • Stéphane BESANÇON, Directeur général, ONG Santé Diabète (Grenoble, France)
  • Actions de formation médicale continue et de formations diplômantes,
    • Assa Traoré SIDIBE, Professeur en endocrinologie, Hôpital du Mali (Bamako, Mali)
    • Olivier CHABRE, Professeur en endocrinologie, Centre hospitalier universitaire de Grenoble (France)
  • Témoignage d’un médecin malien sur son parcours d’étudiant au sein du Diplôme d’études spécialisés (DES) d’endocrinologie,
    • Amagora TOGO, Endocrinologue, Hôpital du Mali (Bamako, Mali)
  • Stratégie de formation sur le diagnostic et la prise en charge du diabète aux Comores,
    • Nathalie LE MOULLEC, Endocrinologue, Centre hospitalier universitaire La Réunion
      (Saint Pierre, France)
    • Mohamed ANSSOUFOUDINE,Cardiologue, Hôpital d’Anjouan (Comores)
  • Problématique de la prévention et de la prise en charge du diabète vue d’une association de patients au Mali,
    • Aly SOUMOUNTERA, Directeur, ONG Walé (Bamako, Mali)
  • Session de questions/réponses - 10 minutes
 

 

 

Atelier 6 : L’ingénierie biomédicale : actions de renforcement de capacités

Le renforcement des capacités dans le domaine de la maintenance et de la gestion des équipements médicaux constitue un enjeu majeur pour le développement et la consolidation des systèmes de santé dans les pays du Sud. Or, les projets de coopération hospitalière internationale menés par les établissements de santé français incluent encore rarement un volet biomédical. De fait, ils impliquent relativement peu leurs ingénieurs et techniciens biomédicaux hospitaliers, dont le partage de compétences avec leurs homologues des pays en développement serait pourtant précieux. Cet atelier thématique, qui se veut inspirant, donnera la parole à trois structures conduisant des projets de renforcement des capacités biomédicales avec des approches variées.

Interventions :

  • Volet formation des actions de coopération biomédicale du Centre Hospitalier d'Angoulême,
    • Philippe ROYERE, Ingénieur biomédical, Centre hospitalier d’Angoulême (France)
  • Projet Jenga Maarifa : des modules de formation biomédicale pour les techniciens hospitaliers du Nord-Kivu et du Sud-Kivu (République démocratique du Congo),
    • Mélanie AMROUCHE, Ingénieure biomédicale chargée du support biomédical,ONG Humatem (Les Houches, France)
  • Formation du personnel des structures sanitaires de la Guinée en maintenance, une assurance pour la contribution à la qualité des soins,
    • N’gnonnissè Mèdéhouénou TOSSOU, Responsable national du volet 5 / AT SNIEM en Guinée, Département Santé, Expertise France (Conakry, Guinée)
  • Session de questions/réponses – 10 minutes